Antenne Clinique de Dijon

INSTITUT DU CHAMP FREUDIEN
sous les auspices du Département de Psychanalyse de l'Université Paris VIII.

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L'antenne clinique de Dijon propose une formation permanente à la clinique psychanalytique d'orientation lacanienne dans le champ ouvert par Freud.

Ces enseignements s'adressent à des cliniciens travaillant en institution ou en libéral aux  psychiatres, psychothérapeutes, psychologues, et aux travailleurs du champ social et du champ de la santé mentale et à  toute personne que ce savoir intéresse. On peut s'inscrire à titre personnel ou dans le cadre de la Formation Continue d'une Institution ou d'un Hôpital.
 

Une session annuelle comporte 60 heures réparties sur l'année civile de janvier à décembre. On peut s'inscrire à une activité ou plusieurs activités.
Ces activités sont organisées par l'Association UFORCA-Dijon qui est DataDocké.
 

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Thème de la Session 2022 :

Désordres dans les identités

De Janvier à Décembre 2022 - 10 vendredis de 6 heures (60h)

28 janvier ; 11 février ; 11 mars et 25 mars ; 8 avril ; 20 mai ; 16 septembre ; 7 et 21 octobre ; 25 novembre.

Le séminaire de lectures de textes du 20 mai est reporté au vendredi 3 juin.

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Séminaire d'Introduction A La Psychanalyse de 13H à 14H

Présentation Clinique de 14H à 16H

Lectures de Textes et Elucidations des Pratiques en alternance de 16H à 18H

Séminaire Théorique et Conférences de 18H à 20H

Comment saisir l’identité, où chacun trouve ce qui le définit ? Au plus simple : être homme ou femme, fils ou fille de – c’est-à-dire nommé dans la différence des sexes et des générations. Il n’est pas sûr que chacun s’y retrouve, et l’actualité s’en fait écho. 

La science permet une multiplicité de solutions. De même, le sexe relèverait maintenant d’un « éprouvé » ou d’un « sentiment » qui s’accorde ou non à l’anatomie. La loi est sommée de suivre.

L’actualité fait valoir également que l’identité à la première personne, le « je suis », se laisse prendre dans une identité collective, plutôt un « nous sommes ». L’identité se trouve dès lors conférée par un autre : pas de « je » sans « nous », où l’individuel s’articule au collectif. 

Jacques-Alain Miller le souligne : si Lacan amène infine que « L’identification se cristallise dans une identité ». Elle se présente comme toujours à construire. C’est d’abord le « bric-à-brac » des identifications imaginaires qui forment les « pelures » de son moi. Ce sont ensuite les termes symboliques qui structurent son existence, orientent à son insu ses goûts, ses choix amoureux, la vocation qui l’engage. L’identité n’est donc pas assurée, par quoi alors peut-elle être troublée ? Une part de l’identité qui est branchée sur l’objet de jouissance. Quelle est alors l’identité qui tient quand le sujet ne se reconnaît plus dans une addiction à l’objet qui semble prévaloir sur son choix ?

Elle se joue entre le sujet, son image, l’Autre, et son objet. Il y a une clinique de la perte d’identité : mais comment la distinguer du statut « normal » du sujet, toujours moins certain de son être ? Tout un pan de la psychiatrie entérine la multiplication des personnalités, des identités, les troubles dissociatifs de l’identité. Être homme ou femme est la question que pose l’hystérique. Ne rejoint-elle pas à l’occasion le délire ?

Nous verrons comment nous retrouver dans les identifications freudiennes et ce que Lacan a remanié, au plus près des questions qui forment notre actualité. C’est dans un trait singulier, dans« l’identification au symptôme », certes allégé, mis à distance, que le sujet peut trouver l’assise de son être. L’objet de satisfaction est ce qui produit au contraire une « perte dans l’identité »pour chacun, dont on pourra situer les évolutions fâcheuses. Quel sera alors le point d’identité où le sujet se trouvera, non plus identique au semblable, mais bien plutôt distinct dans le dissemblable ? Dissemblable, diversement exclu, exilé, ségrégué dans une jouissance insituable.

Nous aborderons ces questions cruciales à travers la clinique singulière comme dans le moment actuel où se vérifie que l’inconscient, c’est le politique.